<< Retour | Archives | La une | Musique
Publié le mercredi 4 avril 2012 | Mis à jour le mercredi 4 avril 2012
Recherche

Never give in de jacy : La voix du cat

Visionner

Jacy

Jacy, un nouveau venu sur la scène musicale du Canada atlantique, lançait son premier CD, Never give in, à Moncton à l’automne 2011. Ses 13 compositions originales en anglais attestent une recherche musicale évidente. Plus on avance dans l’écoute de l’album, plus on se laisse charmer par ses chansons, tant elles gagnent en qualité.

L’artiste de Tracadie-Sheila transporte son goût de vivre et d’aimer dans ce projet devenu réalité. Le jeune auteurcompositeur- interprète proclame, dès l’opus d’ouverture Lucky, sa chance d’être simplement en vie. Il y a cinq ans, en effet, les médecins lui ont dit de s’estimer chanceux de sortir vivant d’une chute de 25 pieds sur un chantier de travail. Depuis, il explore son côté créatif musical avec sa guitare (visible au verso de la pochette). Et sa belle voix me ravit, surtout lorsqu’il emprunte les inflexions de Cat Stevens.

Il se livre très bien dans No tomorrow.

Through my music through my songs For the moment, I will play, let my music lead the way I’ll sing my joy and my sorrow Like if there ain’t no tomorrow

L’artiste propose des sonorités de rock populaire, teintées de country et de blues, sur le thème de l’amour. Up to you, Let’s go back, That girlfriend of mine, Trust, Blue, Let’s make it real et Addicted to you constituent des sérénades bien ficelées, qui atteignent leur paroxysme avec la très romantique Words. Violon, violoncelle et guitare en douceur nous glissent sous le balcon de sa bien-aimée. Une suavité aérienne de voix dans les teintes celtiques de l’Irlandais Chris De Burgh.

Ma foi, le violon/alto de Théo Brideau et les violoncelles de Tim Isaac font un heureux mélange dans cet album ! Jacy est entouré de musiciens qui évoluent avec brio : Louis Elliott à la basse, Daniel Godin à la guitare (soliste et autre), Christian Beliveau au dobro (une sorte de banjo), Philippe LeBlanc à la flûte celtique, Joël Robichaud aux pianos et aux claviers ; avec programmation de rythme électronique par André LeBlanc. Paroles et musique de Jacy, arrangements de Théo Brideau, et Danny Bourgeois, le batteur, responsable du son (contenu gravé par Mike Bourgeois sous la direction musicale de P.A. Music).

Il a du Chat dans la gorge

Si Jacy darde du miel de sa poésie la princesse charmante qu’il relance dare-dare, c’est le Chat qui lui sort de la gorge. Il a des inflexions du Cat, ce qui a eu ses avantages autrefois. Dans les années 1970, avant de devenir Yusuf Islam, Cat Stevens a eu un succès international retentissant. La voix du jeune chaton Jacy ira s’améliorant, s’il suit cette voie (je ne parle pas ici de l’islam).

Blue, Let’s make it real et Never give in (beaux solos de Daniel Godin) avec Cry of the heart (violon, violoncelle et percussions en symbiose) constituent les joyaux de ce nouveau produit. That girlfriend of mine se démarque par sa variété d’instruments à vent, tels saxophone et cuivres (François Émond), flûte/trompette (Sébastien Michaud). Et Blue, ballade attendrissante, a su m’accrocher par sa simplicité et la conclusion avec Carol Daigle en duette. J’ai moins remarqué l’autre choriste, Christian Paulin.

Let’s make it real m’a épaté. Violon et violoncelle enjôleurs, instruments divers – un potentiel de succès de radio quant à moi. Ai-je halluciné? (Je vois les Beatles partout.) J’y ai capté l’âme de George Harrison, le plus spirituel du fabuleux quatuor. Notamment la promesse d’amour du refrain de Jacy :

We’ll live in a world of dreams
Like no one’s ever seen
A world with no pain, no tears, no hate, no fears
Let’s make it real

L’amour de Jacy a pour objectif la femme de ses rêves.

My love is pure, my love is real
But does not cure and does not heal
Our love will help us make it through
There is hope for me and you

Il y a beaucoup d’espoir pour Jacy. Puisse-t-il lancer sa voix forte et pénétrante encore longtemps ! Mais… à quand son premier CD en français ? ||

Jacques A. Côté a passé six années comme adjoint au directeur des Éditions Naaman et de la revue Écriture française (dans le monde), avant de se réorienter comme journaliste et rédacteur en chef. Devenu maître national aux échecs, il a quitté les médias, puis s’est retiré des échecs en 2001. Il se dirige vers un millième titre de livre révisé.

Page 45
Télécharger Page 45(299 Ko)


Mot de la direction
360°
Halogène
Convergence
Visages
Dialogue
Arts visuels
Danse
Théâtre
Musique
À l'écran
Littérature
Littérature jeunesse
Perspectives